La peine à l’intérieur

Photographie et traitement noir et blanc

Hier, je me suis rappelé quand j’avais 8 ans, à peu près l’âge de mon fils. À cet époque-là je ne savais pas utiliser le mot triste. Je sentais quelque chose comme émotion mais il me manquait la définition, le mot exacte. Il manquait aussi savoir détecter la raison. Je savais même pas qu’on pouvait (ou devait) le dire, j’aurais demandé, je juste ressentais.

Ainsi, je pouvais pleurer intensément en disant que j’avais envie, par exemple, de manger du mais vers 8h le soir. Alors on me disait que j’étais capricieuse parce que je ne comprenais pas que c’était pas possible et je continuais à pleurer parce qu’on avait pas compris que j’avais simplement besoin d’être réconforte et cela je ne savais pas l’exprimer non plus. Comme conséquence une malaise à la maison et une autre dans mes sentiments.

Des fois, enfants surtout, on peut donner l’impression de pleurer pour une chose banale, on peut donner l’impression de faire un caprice ou de vouloir « attirer l’attention ». Si ça arrive, je pense qu’il faudrait chercher plutôt la vrai raison qui a déclenché la tristesse. Essayer de consoler de la façon que l’enfant aime mieux pourrait aider. Le plus important c’est de lui transmettre qu’il y a une personne qui est là pour le protéger, pour l’aimer. Même si on arrive pas à parler de ce qui se passe cela fait beaucoup du bien.

Le fait de l’avoir vécu moi même  m’a donné un point de départ pour savoir agir avec mon fils dans ses moments de tristesse ou anxieté. Quand il est finalement en disposition de parler je lui pose de questions ou je propose de réponses pour faciliter la tâche. C’est beaucoup de travail, d’énergie et d’imagination mais chez nous ça marche.

Peut être que ma petite histoire aidera quelqu’un, je le souhaite de tout mon cœur.

À la prochaine !

 

 

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